CONFIRMATIONS A BON SECOURS

Le dimanche 4 juin, dimanche de pentecôte, deux catéchumènes ont fait leur confirmation en la paroisse de Bon Secours : Fyfaliana et Anne-Lison ont pris leur engagement dans la communauté chrétienne. Lors de sa prédication, notre pasteur Jean-Frédéric Patrzynski a rappelé l’importance de l’engagement pris par les confirmantes : engagement à soutenir l’Église par sa présence, sa participation à l’assemblée générale de la paroisse, ses dons financiers, etc. Surtout, le pasteur a souligné combien les confirmantes, comme l’ensemble des chrétien-ne-s, sont appelé-e-s à vivre la paix du Christ : « la paix soit avec vous » (Jean 20,21).

Les enfants du catéchisme et de l’école biblique sont venus pour soutenir, par leur présence, les deux confirmantes avec qui ils ont lié des liens pendant l’année de catéchisme et d’école biblique. Les enfants du caté et de l’école biblique ont aussi activement participé au culte : Louis et Lucas ont fait l’accueil, Melhem et Sybille-Inès ont fait la quête.

À l’issue du culte, nous avons tous partagé le traditionnel verre de l’amitié, qui pour l’occasion était un succulent buffet malgache et aussi, pour les enfants, une table de bonbons.

Ce fut une joie d’être témoins de la confirmation de Fyfaliana et d’Anne-Lison ; cela nous rappelle que l’engagement chrétien est toujours vivant aujourd’hui, et que l’Église a de jeunes témoins.

La Fédération Mondiale du Protestantisme se retrouve en Namibie

Du 10 au 16 mai 2017 s’est tenue l’assemblée générale de la Fédération Luthérienne Mondiale (FLM) à Windhoek en Namibie. Cette assemblée se réunit tous les six ou sept ans. La dernière avait eu lieu à Stuttgart en 2010. La FLM est composée de 145 Eglises de tradition luthérienne représentant environ 80 millions de chrétiens présents dans 98 pays. Elle fut créée en 1947 à Genève.

Notre Eglise, créée en 2012, a immédiatement demandé à devenir membre de la FLM, comme d’autres Eglises unies dans le monde. Comme pour l’Eglise évangélique luthérienne de France, l’Eglise Protestante Unie de France avait deux délégués : le pasteur Claire Sixt-Gateuille, secrétaire nationale aux relations internationales de l’EPUdF et moi, en tant qu’’Inspecteur ecclésiastique de Paris. La France était également représentée par trois autres délégués de l’Union des Eglises protestantes d’Alsace et de Lorraine. Il y avait 309 délégués avec voix délibératives et environ 600 invités, experts en théologie, économie ou écologie.

 

Le thème de cette assemblée était : « Libérés par la grâce de Dieu ». Ce thème était décomposé en trois sous-thèmes : Le salut n’est pas à vendre – Les êtres humains ne sont pas à vendre – La création n’est pas à vendre.

 

L’assemblée entendait de nombreux rapports et elle était appelée à se réunir matin, midi et soir dans la prière. Le matin, l’office se poursuivait par une étude biblique, en lien avec le thème du jour, portée par un théologien venant de différents points du monde. L’assemblée était invitée à se réunir en petit groupe pour partager ce que le théologien avait présenté. C’est ainsi que je me retrouvais à partager avec des sœurs et des frères du Nigéria et d’Argentine.

 

Ces temps de prière pouvaient nous surprendre et nous étonner par des liturgies peu habituelles pour nous français, et, peut-être, surtout pour moi luthérien de Paris. En effet, la Parole de Dieu est lue mais aussi jouée comme une pièce de théâtre et même parfois dansée. Ainsi ce ne sont pas seulement nos oreilles qui sont mises à contributions, mais aussi nos yeux. Cela nous permet de méditer la Parole du Seigneur d’une façon nouvelle. Les liturgies de sainte Cène sont parfois étonnantes. A Paris, nous sommes attachés à une forme liturgique rigoureuse qui ne laisse pas de place à l’imprévu. A Windhoek, j’ai découvert que la liturgie portée par la FLM n’est pas sclérosée mais qu’elle se vit dans une vraie liberté. Certes, il y a tous les éléments essentiels : Préface, épiclèse, anamnèse, paroles de l’institution mais pas toujours à la même place, à part bien sûr la préface. Même, parfois, des épiclèses étonnantes, comme celle prononcée par un évêque luthérien d’Allemagne demandant simplement au « Saint-Esprit d’être présent afin que nous puissions être en communion ». J’ai découvert à Windhoek que mon expression de foi liturgique peut être multiple et variée et qu’il ne m’est pas possible de l’emprisonner dans telle ou telle forme. D’ailleurs, n’est-ce pas cela que disait Martin Luther : peu importe la forme de la liturgie, l’essentiel est que la Parole de Dieu soit proclamée et entendue ?

Le culte d’ouverture de l’assemblée est marquée par l’appel de chaque continent et les représentants sont invités à se lever pour se présenter, après quoi nous chantons la bienvenue par des chants venant de tous les continents. Nous chantons en français, en allemand, en anglais, en espagnol mais aussi dans des langues africaines ou asiatiques.

 

Le dimanche, nous nous sommes retrouvés dans un stade de Windhoek pour célébrer la Réformation. Environ 15000 personnes sont réunies sous le soleil, venant de Namibie mais aussi des pays voisins. Le président de la République et son gouvernement sont présents signifiant pour eux la reconnaissance de l’aide apportée par la FLM au moment de son indépendance en 1990.

 

Des membres d’Eglises sœurs sont également présents : Orthodoxes, Anglicans, Réformés de la Communion Mondiale des Eglises réformées, Mennonites et Catholiques. Mr Koch, président du conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens était également présent. Pendant le culte, il fut celui qui questionna l’assemblée des fidèles pour dire la Confession de foi, comme nous pouvons le pratiquer lors de la célébration de la vigile de Pâques. C’est donc lui qui a entendu la déclaration des luthériens qui confessent « l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique ». Le culte dura quatre heures porté par des chants dansants et dansés, des tableaux vivants et des témoignages intergénérationnels.

 

Pendant le culte final, le Conseil exécutif de la FLM, nouvellement élu, fut installé. La Cène était célébrée par l’archevêque d’Upsal qui avait reçu à Lund en octobre dernier le pape pour la célébration de la Réformation à partir du document signé par la FLM et l’Eglise catholique : « Du conflit à la communion ».

 

Les thèmes de l’assemblée nous ont permis de travailler sur les problèmes de notre monde : mouvements migratoires, changement climatique, violences faites aux femmes, explosion des inégalités, etc. Trois points ont été particulièrement mis en avant : les inégalités sont de plus en plus cruelles, en particulier pour les groupes déjà vulnérables (femmes, enfants, personnes handicapées et âgées, minorités) ; chômage de masse et précarité touchent désormais les jeunes dans les pays dits développés ; les droits les plus élémentaires des migrants, quelle que soit la cause de leur déplacement, sont de plus en plus remis en cause. Face à ce dernier constat, la FLM réaffirme que « les réfugiés peuvent perdre bien des choses dans leur fuite, mais ils ne perdent jamais leurs droits humains ».

 

La FLM est connue et reconnue pour la qualité de son travail et de son réseau. Elle trouve des financements ecclésiaux et publics pour son département « World Service » qui s’occupe de l’action humanitaire de la FLM (aide d’urgence et développement). Sur un budget annuel de 800 millions d’euros, 520 millions sont affectés à ce travail. 44% de ce budget provient de l’ONU et des gouvernements.

 

Ce fut ma première participation à une assemblée générale de la FLM et je m’inquiétais de la langue qui serait parlée. Quatre langues sont officielles : anglais, allemand, espagnol et français. Quand on arrive et que l’on va au bureau des inscriptions, on entend parler toutes les langues, y compris des langues africaines ou asiatiques. Ce serait la conséquence de la construction de la Tour de Babel  voulue par les hommes « pour se faire un nom et monter jusqu’à Dieu ». Mais là, les langues différentes ne sont plus un obstacle pour vivre ensemble. Nous savons que nous sommes unis par Dieu dans la fraternité qui va au-delà des différences de culture. Si Dieu avait divisé l’humanité après la Tour de Babel, ici l’humanité se sait unie par Dieu et vit dans l’action de grâce, alors nous nous parlons et nous nous entendons. Ce fut, pour moi, un choc et j’en ai rendu grâce à Dieu.

 

Enfin, je termine par vous dire que l’archevêque luthérien du Nigéria, l’évêque Mussa fut élu par l’assemblée générale, comme l’inspecteur ecclésiastique est élu par le synode. Il devient le nouveau président de la FLM qu’il représentera dans le monde jusqu’à la prochaine assemblée générale. Il succède à l’évêque Younan, évêque de l’Eglise luthérienne de Terre Sainte et de Jordanie.

 

Des documents nous parviendront dans les prochaines semaines, quand les traductions auront été réalisées.

 

Souvenons-nous, après cette assemblée, du message central de la Réformation : nous sommes libérés par la grâce de Dieu et cela a des conséquences dans nos vies individuelles et communautaires.

Paris Munich : les joies des retrouvailles

Les 19-20 et 21 mai. Nous avons accueilli deux munichois, Steffen HAAG de Heilandskirche et Jochen GOLDSCHE de Saint-Paulus à Bon secours et à la Rédemption.

 Ces retrouvailles entre paroissiens franciliens et nos amis munichois sont toujours émouvantes. Après une promenade dans le quartier autour de notre paroisse de Bon Secours, nous avons regagné l’Eglise pour  16 heures 45 avant le culte d’ouverture de la rencontre Paris-Munich . Celui-ci est présidé conjointement par l’inspecteur ecclésiastique Jean-Frédéric PATRZYNSKI et la Doyenne de MUNICH Barbara KITTELBERGER.

Après la cérémonie, on se salue après nous avoir rappelé que ces rencontres durent depuis les années cinquante et que le temps n’atténue pas le plaisir de se retrouver pour partager nos perceptions respectives de cette relation bien particulière. Le soir, nous avons passé avec nos invités une soirée sympathique à Montmartre.

 

Le lendemain matin à 8 heures 30  le premier groupe de 20 personnes, sur un effectif de 64 munichois plus les familles d’accueil,  pénètre dans la Bibliothèque du Protestantisme Français, 54, rue des Saints-Pères à Paris 6ème, haut lieu du protestantisme. Tous les visiteurs  trouvent cette visite passionnante. Elle est commentée par Corinne Bernette, conservateur général du patrimoine.

 

Puis, grâce à un cheminement historique proposé par Maurice TOURNEFIER, les groupes se déplacent tranquillement et visitent sur le parcours l’Eglise Saint-Sulpice. Ils atteignent le  Temple du Luxembourg, rue Madame Paris 6ème. L’occasion de rencontrer une paroissienne qui vit en Allemagne, possède les nationalités française et allemande qui nous explique que son père d’origine allemande a rencontré  sa mère à la paroisse de Bon Secours.

Rentrant dans l’édifice,  Madame Catherine Axelrade, pasteur-assistante nous accueille. Elle nous invite à rentrer dans l’Eglise proprement dite qui se trouve au 1er étage. C’est un  lieu,  réformé sans statue, sans crucifix, ni vitraux mais agréable car lumineux. Le nombre de paroissiens est important environ 1 000 personnes. La participation aux cultes varie de 30  à 100 fidèles. Les activités sont nombreuses. Ce Temple est uni à celui de Pentemont rue de Grenelle Paris 7ème. Toutefois, les paroissiens restent dans leur communauté d’origine. L’Union permet notamment lorsque il n’y a qu’un seul pasteur, ce qui est le cas, puisque le Temple du Luxembourg vit, après le départ de son ancien ministre, une année sans affectation, que le pasteur actuel de Pentemont desserve le dimanche matin ce Temple et le dimanche soir celui du Luxembourg.

Nous  chantons a cappella dans ce beau lieu avant de se rendre dans une salle où un rafraîchissement nous attend. Rafraîchissement sans alcool, esprit calvinien oblige mais avec gâteaux et assortiments d’apéritif.

La dispersion pour le repas de midi  permet au comité Paris-Munich de se réunir notamment pour fixer  les dates de la prochaine rencontre. Celle du 8 au 10 juin 2018 est arrêtée, les franciliens se rendront à Munich en 2018. Le Pasteur Hermann BETHKE propose qu’à cette occasion le groupe visite la Franconie, province de la Bavière, et plus précisément à Nuremberg où plusieurs églises catholiques sont devenues Luthériennes. De la sorte, il sera possible de conjuguer tourisme et culture spirituelle.

L’après-midi le rassemblement à l’Eglise de Saint-Jean s’effectue lentement. Après une présentation par Pierrette LIENHART et du Pasteur

Laza NOMENJANAHARY sur les travaux menés sur le projet de Déclaration de foi de l’Eglise protestante unie de France, et qui ont donné lieu à plusieurs projets dont le dernier sera présenté au Synode national de cette Eglise des 25 au 28 mai 2017 à Lille.

Les participants sont répartis par petits groupes de travail  franco-bavarois. Ils ont pour mission de réfléchir  sur les thèmes indiqués par Pierrette LIENHART et Laza NOMENJANAHARY.

La fébrilité est telle qu’une petite pause avec café et gâteaux est nécessaire. Après reprise des activités, vers la fin de  l’après-midi, une restitution des travaux est  effectuée par chacun des groupes, en séance plénière.

L’inspecteur Ecclésiastique Jean-Frédéric PATRZYNSKI indique que Pierrette LIENHART et Le Pasteur Laza  NOMENJANAHARY vont rédiger la synthèse des idées qui ont été exprimées et  ce document sera proposé au prochain synode de Lille.

 

A 18 heures 30, l’office de prière du samedi soir de Saint-Jean réunit l’ensemble des membres de Paris Munich et les paroissiens de la paroisse. Le buffet se met progressivement en place de telle sorte que le repas soit pris assis à des tables qui rassemblent les bavarois avec leurs hôtes dans une bonne humeur et dans une ambiance fraternelle très chaleureuse. C’est le point d’orgue de cette rencontre. Comme ils ne se rencontrent qu’une fois par an et qu’ils échangent par mél durant l’année, ils ont beaucoup de choses à se raconter. Le bruit grandissant des conversations en témoignent. A notre table, qui regroupe Jochen, Steffen, Elyane, Marie-Christine et Didier, les échanges vont bon train.

 

La soirée se termine par le concert du groupe ELYKIA. Avec un début de chansons douces le rythme s’accélère pour finir dans un rythme soutenu avec des paroles reprises par l’assemblée. La soirée se termine.

Le dimanche 20 mai 2017, Jochen, Steffen, Astrid, présidente du conseil presbytéral de la Rédemption et la communauté de Bon Secours assistent au culte présidé par le Pasteur Jean-Frédéric PATRZYNSKI. Nos invités remettent un petit souvenir au pasteur au nom de la paroisse Lätare jumelée à celle de Bon Secours et qui fédère les relations avec Bon Secours et la Rédemption, puisque dans ce domaine nous agissons en commun.

 

Après le pot amical, nous nous retrouvons Aux Baroudeurs, restaurant de quartier avec nos paroissens Edmond, Christine, Elyane, Didier et Astrid, Jochen, Steffen. Le TGV de départ étant prévu en milieu d’après-midi, nous allons sur proposition d’Astrid, admirer le jardin des Plantes, particulièrement fleuri en cette époque. Enfin, destination Gare de l’Est où  nous retrouvons nos amis bavarois près à embarquer.

Ce sont les aux revoirs. Devant le succès de la rencontre 2017, avec Astrid nous nous demandons si nous ne pouvons pas élargir nos activités communes ?

© 2016 by PH BS. Proudly created with Wix.com

​​Nous contacter

01 44 93 55 16

bonsecoursparis@gmail.com

Nous trouver: 

20, rue Titon 75011 PARIS

Métro: Rue des Boulets (ligne 9) ou

Faidherbe (ligne 8)